Le Baiser de Klimt : analyse picturale et lecture symboliste
Réalisée entre 1907 et 1908, Le Baiser est l’œuvre phare de la période dorée de Klimt. L’artiste y fusionne symbolisme, ornement et sensualité pour élever une scène intime au rang d’icône sacrée. Par la feuille d’or et la stylisation des corps, il transforme l’étreinte en vision universelle de l’amour et de la transcendance.
Cette œuvre peut également faire l’objet d’une copie de tableau peinte à la main, réalisée à partir de l’original, dans le respect des couleurs et de la composition.
Lecture visuelle et composition
Les valeurs opposent l’éclat doré des motifs à la profondeur sombre du fond. Ce contraste isole le couple et amplifie la lumière interne de la composition. Les lignes verticales du manteau masculin et les courbes du féminin instaurent une harmonie de contraires. Les aplats d’or et les rythmes décoratifs créent un espace suspendu, à la fois charnel et spirituel, où chaque forme semble émaner d’une même source lumineuse.
Point focal et organisation de l’étreinte
Le point focal se concentre sur les visages des amants, légèrement inclinés et entourés d’un halo doré. Les lignes verticales du corps masculin et les courbes du féminin organisent la composition en un rythme fluide. Les contrastes entre motifs anguleux et ornementations arrondies guident le regard et traduisent l’union des contraires.
Atmosphère et message visuel de l’œuvre
En associant contrastes de valeurs, focalisation sur l’étreinte et richesse formelle, Klimt propose une allégorie universelle de l’amour. L’or transcende la scène intime pour en faire une icône intemporelle, où sensualité et spiritualité s’unissent. L’œuvre exprime une vision symboliste de l’union humaine, à la fois charnelle et sacrée.
Regard d’un peintre copiste
Copier Le Baiser, c’est travailler la matière comme une lumière solidifiée. Les ors demandent des poses successives, mates puis brillantes, pour restituer la profondeur du métal. Le dessin reste précis malgré la richesse ornementale ; chaque motif doit suivre le flux du corps. La touche, lente et posée, cherche la fusion entre texture et émotion. En peignant, on comprend que Klimt ne décore pas : il consacre la lumière comme langage de l’amour.
Cette approche picturale se retrouve dans les copies des œuvres de Gustav Klimt peintes à l'atelier.
Pour aller plus loin
ARTISTE DE PARIS
Christian Denéchaud, artiste peintre
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