Arearea de Gauguin : analyse et lecture picturale
Peint en 1892 lors du premier séjour de Gauguin à Tahiti, Arearea marque l’affirmation de son langage symbolique et synthétique. Inspiré par la vie insulaire, il y mêle spiritualité, décor et sensualité. Par la couleur, la forme et la lumière, Gauguin construit une vision poétique d’un monde perçu comme plus pur et originel.
Cette œuvre peut également faire l’objet d’une copie de tableau peinte à la main, réalisée à partir de l’original, dans le respect des couleurs et de la composition.
Lecture visuelle et composition
Les valeurs s’organisent autour de la clarté des visages et des robes féminines, contrastant avec les tons sombres du chien rouge et de la végétation. Ce contraste installe un point focal sur le groupe central. Les formes, simples et stables, dialoguent avec les motifs décoratifs du fond. L’équilibre entre masses colorées et détails ornementaux crée un rythme calme et vibrant, où chaque élément s’accorde à la lumière.
L’articulation entre figures, animaux et décor ornemental
Les silhouettes féminines, traitées avec des formes simples et stables, s’opposent à l’intensité de la forme animale et aux motifs décoratifs de l’arrière-plan. Le point focal s’affirme par la direction des regards et par l’originalité du chien rouge, qui attire et retient l’œil. Les formes variées — grandes masses végétales, silhouettes humaines, détails ornementaux — instaurent un rythme visuel à la fois paisible et vibrant.
Une atmosphère symbolique et méditative
La combinaison des contrastes de valeurs, du point focal centré sur la scène humaine et animale, et de la variété formelle crée une impression de spiritualité tranquille. Gauguin dépasse la simple scène de genre pour composer une image où la nature, les traditions et la couleur deviennent langage symbolique. L’œuvre transmet ainsi une atmosphère de mystère et de sérénité.
Regard d’un peintre copiste
Copier Arearea, c’est travailler la couleur comme une architecture. Les rapports de tons doivent rester francs, sans mélange, pour préserver la vibration des surfaces. Le rouge du chien, pivot visuel, ne doit pas dominer : il équilibre la lumière environnante. Le pinceau cherche moins la nuance que la justesse du rapport. En peignant, on comprend que Gauguin ne décrit pas la nature — il la réinvente comme un chant coloré.
Cette approche picturale se retrouve dans les copies des œuvres de Paul Gauguin peintes à l'atelier.
Pour aller plus loin
ARTISTE DE PARIS
Christian Denéchaud, artiste peintre
50 avenue des Champs Elysées
75008 Paris
SIRET 452248461
FR90452248461
© Artiste de Paris . fr 2026


